Un jour férié quand on est apprenti, c'est d'abord une règle simple : l'apprenti est un salarié à part entière, titulaire d'un contrat de travail, et il bénéficie donc exactement des mêmes droits que ses collègues en matière de jours fériés. Il est payé quand le jour est chômé, il n'est pas obligé de rattraper les heures perdues, et son salaire — exprimé en pourcentage du SMIC — ne subit aucune retenue. Une différence majeure existe toutefois : l'apprenti mineur ne peut, en principe, pas travailler un jour férié. Avec la rentrée de l'alternance de septembre 2026, des dizaines de milliers de nouveaux apprentis découvrent ces règles. Voici ce que dit précisément le Code du travail, secteur par secteur, ainsi que le calendrier des jours fériés 2027 en France à connaître pour l'année à venir.
Le saviez-vous ? Le contrat d'apprentissage est un contrat de travail de droit privé à part entière. Cela signifie que l'apprenti figure sur le registre du personnel, cotise à la retraite, dispose de cinq semaines de congés payés et relève de la convention collective de l'entreprise. Le mot « étudiant » n'a aucune valeur juridique ici : devant le Code du travail, un apprenti est un salarié.
Apprenti et jour férié : le principe de base
Tout part de l'article L6221-1 du Code du travail : le contrat d'apprentissage est un contrat de travail. Il en découle que les articles L3133-1 à L3133-6, qui régissent les onze jours fériés légaux français, s'appliquent à l'apprenti sans adaptation particulière.
Il faut ensuite distinguer deux notions que l'on confond en permanence. Un jour férié est un jour inscrit dans la liste légale de l'article L3133-1 : 1er janvier, lundi de Pâques, 1er mai, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, Toussaint, 11 novembre et Noël. Un jour chômé est un jour effectivement non travaillé. Or, en droit français, seul le 1er mai est obligatoirement chômé pour l'ensemble des salariés. Pour les dix autres, le repos dépend de la convention collective, de l'accord d'entreprise ou de l'usage — même si, dans la très grande majorité des entreprises, ces journées sont fermées. Notre guide sur le jour férié chômé et le maintien de salaire détaille ce mécanisme.
La règle propre à l'apprentissage tient donc en une phrase : les mêmes droits que les autres salariés, plus une protection supplémentaire lorsque l'apprenti a moins de 18 ans. C'est cette seconde couche, issue des articles L3164-1 et suivants sur le repos des jeunes travailleurs, qui fait toute la spécificité du sujet.
L'apprenti est-il payé quand le jour férié est chômé ?
Oui, et sans discussion possible dans l'immense majorité des cas. L'article L3133-3 du Code du travail prévoit que le chômage des jours fériés ne peut entraîner aucune perte de salaire pour les salariés mensualisés totalisant au moins trois mois d'ancienneté dans l'entreprise. L'apprenti étant mensualisé par nature, il est couvert par ce texte.
Concrètement, un apprenti dont la rémunération correspond à 43 % du SMIC perçoit ces 43 % en intégralité au mois du jour férié. L'employeur ne peut ni retenir une journée, ni proratiser, ni exiger une compensation. Une retenue sur bulletin de paie au titre d'un jour férié chômé est illicite et se conteste, en premier lieu auprès du service RH, puis le cas échéant devant le conseil de prud'hommes.
Et pendant les trois premiers mois ?
Le seuil de trois mois d'ancienneté pose une vraie question pour la rentrée de septembre 2026 : un apprenti embauché le 1er septembre 2026 n'atteint ce seuil qu'au 1er décembre 2026. Le premier jour férié de son contrat, la Toussaint du 1er novembre 2026, tombe donc théoriquement avant l'acquisition de cette ancienneté légale.
En pratique, deux éléments neutralisent presque toujours le problème. D'une part, le 1er novembre 2026 tombe un dimanche, jour non travaillé pour l'écrasante majorité des apprentis. D'autre part, la plupart des conventions collectives et des accords d'entreprise suppriment purement et simplement la condition d'ancienneté et maintiennent le salaire dès le premier jour. Le point mérite tout de même une vérification de votre convention collective si un férié tombe en semaine durant votre premier trimestre.
À retenir : un jour férié chômé ne se déduit jamais du salaire d'un apprenti mensualisé de plus de trois mois d'ancienneté, et il ne se récupère pas : la récupération des heures perdues pour cause de jour férié est expressément interdite par le Code du travail. Aucun employeur ne peut vous demander de « rendre » un lundi de Pâques.
Apprenti mineur : l'interdiction de travailler les jours fériés
C'est la règle la plus méconnue, et la plus protectrice. L'article L3164-6 du Code du travail pose une interdiction générale : les jeunes travailleurs de moins de 18 ans — apprentis compris — ne peuvent pas être employés les jours de fête reconnus par la loi.
Cette interdiction est plus large que le droit commun. Là où un salarié majeur peut parfaitement être planifié le 14 juillet ou le 11 novembre si son entreprise fonctionne ces jours-là, l'apprenti mineur, lui, bénéficie d'une protection absolue sur les onze jours fériés, et pas seulement sur le 1er mai. Un employeur qui inscrit un apprenti de 17 ans au planning du 11 novembre 2026, qui tombe un mercredi, est en infraction — sauf s'il relève d'un secteur dérogatoire.
Cette protection s'ajoute à un ensemble cohérent de règles applicables aux moins de 18 ans : repos hebdomadaire de deux jours consécutifs (article L3164-2), durée maximale de 8 heures par jour et 35 heures par semaine (article L3162-1, avec des dérogations sectorielles pouvant porter ces plafonds à 10 heures et 40 heures dans le bâtiment et les travaux publics notamment), et interdiction du travail de nuit entre 22 heures et 6 heures pour les 16-18 ans, entre 20 heures et 6 heures avant 16 ans.
Les secteurs qui échappent à l'interdiction
La dérogation est prévue par l'article R3164-2, qui liste limitativement les activités dans lesquelles un jeune de moins de 18 ans peut être employé un jour férié. Ce sont, pour l'essentiel, les métiers de bouche et l'accueil du public :
Hôtellerie, restauration, traiteurs et organisateurs de réceptions, cafés, tabacs et débits de boissons, boulangerie, pâtisserie, boucherie, charcuterie, fromagerie-crémerie, poissonnerie, magasins de vente de fleurs naturelles, jardineries et graineteries, ainsi que les spectacles. S'y ajoutent les établissements dont l'activité principale est la fabrication de produits alimentaires destinés à la consommation immédiate ou la vente au détail de denrées alimentaires.
Autrement dit : un apprenti pâtissier de 17 ans peut légalement travailler le 25 décembre, mais un apprenti mineur en comptabilité, en maintenance industrielle, en coiffure ou en logistique ne le peut pas. Et même dans les secteurs dérogatoires, l'interdiction du 1er mai reste soumise aux mêmes conditions que pour les majeurs : seuls les établissements ne pouvant pas interrompre leur activité sont concernés.
⚠ Attention : l'interdiction de l'article L3164-6 vise tout jeune travailleur de moins de 18 ans, quel que soit son contrat. Elle protège donc aussi les alternants en contrat de professionnalisation, les stagiaires en milieu professionnel et les salariés mineurs en CDD ou CDI. Le critère est l'âge, pas la nature du contrat.
Tableau comparatif : apprenti mineur ou majeur, ce qui change
Le passage des 18 ans modifie sensiblement le régime applicable. Voici la synthèse à conserver.
| Situation | Apprenti de moins de 18 ans | Apprenti de 18 ans et plus |
|---|---|---|
| Travail un jour férié ordinaire | Interdit (L3164-6), sauf secteurs de l'article R3164-2 | Possible si la convention collective ou l'usage le prévoit |
| Travail le 1er mai | Interdit, hors établissements dérogatoires des secteurs listés | Interdit, sauf activité ne pouvant être interrompue |
| Salaire si le férié est chômé | Maintenu intégralement (L3133-3) | Maintenu intégralement (L3133-3) |
| Repos hebdomadaire | 2 jours consécutifs (L3164-2) | 35 heures consécutives minimum, droit commun |
| Durée maximale du travail | 8 h/jour et 35 h/semaine (L3162-1), dérogations sectorielles encadrées | 10 h/jour et 35 h/semaine, horaires de l'entreprise |
| Travail de nuit | Interdit (22 h - 6 h, ou 20 h - 6 h avant 16 ans) | Autorisé dans les conditions de droit commun |
| Journée de solidarité | Applicable, mais non travaillée si elle tombe un jour férié | Applicable comme pour tout salarié |
Le 1er mai : le seul jour férié chômé et payé pour tous
Le 1er mai occupe une place à part dans le Code du travail. Les articles L3133-4 à L3133-6 en font le seul jour obligatoirement chômé et payé pour l'ensemble des salariés, apprentis inclus, sans condition d'ancienneté.
Deux conséquences pratiques. D'abord, le maintien intégral du salaire est automatique : un apprenti embauché le 15 avril touche son 1er mai chômé sans avoir à justifier de quoi que ce soit. Ensuite, si l'apprenti majeur travaille effectivement ce jour-là dans un établissement ne pouvant pas interrompre son activité — hôpital, transport, hôtellerie-restauration, industrie à feu continu —, il perçoit, en plus de son salaire, une indemnité d'un montant égal. C'est la fameuse majoration de 100 %, la seule majoration légale attachée à un jour férié en droit français.
Notez la nuance de calendrier pour l'année d'apprentissage à venir : le 1er mai 2027 tombe un samedi. Pour un apprenti travaillant du lundi au vendredi, il ne dégagera donc aucun jour de repos supplémentaire, et aucune indemnisation n'est prévue par la loi dans cette situation. Nous expliquons pourquoi dans notre article sur le jour férié qui tombe un samedi ou un dimanche.
Jour férié travaillé par un apprenti : quelle rémunération ?
Hors 1er mai, la réponse va surprendre : aucune majoration légale n'est prévue. Le Code du travail ne fixe aucun taux de majoration pour le travail d'un jour férié ordinaire. Un apprenti majeur qui travaille le 15 août est donc payé, en principe, comme un jour normal.
Tout se joue alors au niveau de la convention collective, de l'accord de branche ou de l'accord d'entreprise. Beaucoup de branches — hôtellerie-restauration, commerce alimentaire, transport, santé — prévoient une majoration, une prime ou un repos compensateur, parfois les deux. Ces dispositifs s'appliquent à l'apprenti exactement comme aux autres salariés, puisqu'il relève de la même convention. Nos guides sur travailler un jour férié : rémunération et droits et sur la récupération d'un jour férié travaillé détaillent les cas de figure.
💡 Astuce : avant de croire une majoration promise à l'oral, demandez à votre employeur l'intitulé exact et le numéro IDCC de votre convention collective — ils figurent obligatoirement sur votre bulletin de paie. Le texte complet est consultable gratuitement en ligne, et c'est le seul document qui tranche la question du taux applicable un jour férié.
Jour férié un jour de CFA : que se passe-t-il ?
C'est la situation la plus fréquente en alternance, et elle inquiète beaucoup d'apprentis. La règle est pourtant claire : le temps passé en centre de formation est, en application de l'article L6222-24 du Code du travail, compris dans l'horaire de travail et assimilé à du temps de travail effectif.
Si un jour férié tombe un jour de CFA, le cours n'a pas lieu et la journée est simplement perdue, sans conséquence pour l'apprenti. Trois points à retenir : aucune retenue de salaire ne peut être opérée, aucun rattrapage de cours ne peut être imposé un autre jour de la semaine, et surtout l'employeur ne peut pas exiger que l'apprenti vienne travailler en entreprise pour « compenser » la journée de formation annulée. Le calendrier de l'alternance est fixé par le CFA et s'impose aux deux parties.
La symétrie vaut dans l'autre sens : lorsqu'un jour férié tombe un jour d'entreprise, l'apprenti n'a évidemment aucune obligation de le passer au CFA. Pour anticiper les chevauchements entre calendrier de formation et jours fériés, la page Vacances scolaires permet de croiser les deux calendriers.
Congés payés, maladie, week-end : les cas particuliers
Trois configurations reviennent en boucle chez les alternants, et elles se règlent avec les mêmes principes que pour n'importe quel salarié.
Jour férié pendant les congés payés. Si le jour férié est habituellement chômé dans l'entreprise, il n'est pas décompté du solde de congés payés de l'apprenti. Poser une semaine incluant le lundi de Pâques ne coûte donc que quatre jours ouvrés. À l'inverse, si le jour est habituellement travaillé dans l'entreprise, il est décompté normalement. Le détail figure dans notre article sur le jour férié pendant les congés payés.
Jour férié pendant un arrêt maladie. Le jour férié n'interrompt pas l'arrêt de travail et ne le prolonge pas non plus. L'apprenti reste indemnisé selon les règles habituelles, sans double indemnisation. Notre guide sur le jour férié pendant un arrêt maladie précise le calcul.
Jour férié un samedi ou un dimanche. Aucune compensation n'est prévue par la loi : le jour est simplement perdu pour l'apprenti travaillant du lundi au vendredi. Cela concernera directement le 1er novembre 2026 (dimanche), le 1er mai 2027 et le 8 mai 2027 (samedis), ainsi que le 15 août 2027 (dimanche). Seule une convention collective plus favorable peut accorder un jour de repos de remplacement.
La journée de solidarité concerne-t-elle l'apprenti ?
Oui. La journée de solidarité, instituée par la loi du 30 juin 2004 pour financer l'autonomie des personnes âgées et handicapées, impose sept heures de travail supplémentaires non rémunérées par an à tous les salariés, apprentis compris. Sa date n'est plus fixée d'office au lundi de Pentecôte depuis la loi du 16 avril 2008 : elle est déterminée par accord d'entreprise ou de branche et, à défaut, par l'employeur après consultation du CSE.
Pour un apprenti mineur, la combinaison des textes produit un résultat clair : si la journée de solidarité est fixée un jour férié, l'interdiction de l'article L3164-6 prime et l'apprenti de moins de 18 ans ne travaille pas, sauf secteur dérogatoire. En revanche, si l'entreprise a fixé la journée de solidarité un jour ouvré ordinaire, ou l'a convertie en retrait d'un jour de RTT, l'apprenti mineur y est soumis comme les autres. Notre dossier sur la Pentecôte et la journée de solidarité détaille les modalités possibles.
Les 11 jours fériés de l'année d'apprentissage 2026-2027
Pour un contrat démarrant à la rentrée de septembre 2026, voici les onze jours fériés qui jalonneront l'année, avec leur jour de la semaine — l'information décisive pour savoir si le férié sera réellement utile.
| Jour férié | Date | Jour de la semaine | Intérêt pour l'apprenti |
|---|---|---|---|
| Toussaint | 1er novembre 2026 | Dimanche | Perdu pour une semaine du lundi au vendredi |
| Armistice 1918 | 11 novembre 2026 | Mercredi | Journée de repos en milieu de semaine |
| Noël | 25 décembre 2026 | Vendredi | Excellent : week-end de trois jours |
| Jour de l'An | 1er janvier 2027 | Vendredi | Excellent : week-end de trois jours |
| Lundi de Pâques | 29 mars 2027 | Lundi | Très bon : week-end de trois jours |
| Fête du Travail | 1er mai 2027 | Samedi | Perdu pour une semaine du lundi au vendredi |
| Ascension | 6 mai 2027 | Jeudi | Excellent : pont possible avec un seul jour posé |
| Victoire 1945 | 8 mai 2027 | Samedi | Perdu pour une semaine du lundi au vendredi |
| Lundi de Pentecôte | 17 mai 2027 | Lundi | Bon, sous réserve de la journée de solidarité |
| Fête nationale | 14 juillet 2027 | Mercredi | Journée de repos en milieu de semaine |
| Assomption | 15 août 2027 | Dimanche | Perdu pour une semaine du lundi au vendredi |
Le bilan est contrasté : sur onze jours fériés, quatre tombent un week-end et n'apporteront rien à un apprenti aux horaires classiques. En revanche, le mois de mai 2027 et les fêtes de fin d'année offrent de belles opportunités de ponts, à condition de déposer sa demande de congés très en amont. Notre page de référence Ponts recense toutes les combinaisons de l'année, et la vue d'ensemble se trouve sur le calendrier des jours fériés 2027.
Combien gagne un apprenti ? La grille 2026 en pourcentage du SMIC
Puisque le jour férié chômé n'entraîne aucune perte de salaire, encore faut-il savoir sur quelle base ce salaire est calculé. La rémunération minimale de l'apprenti est fixée par l'article D6222-26 du Code du travail en pourcentage du SMIC, selon l'âge et l'année d'exécution du contrat.
| Âge de l'apprenti | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| Moins de 18 ans | 27 % du SMIC | 39 % du SMIC | 55 % du SMIC |
| De 18 à 20 ans | 43 % du SMIC | 51 % du SMIC | 67 % du SMIC |
| De 21 à 25 ans | 53 % du SMIC | 61 % du SMIC | 78 % du SMIC |
| 26 ans et plus | 100 % du SMIC | 100 % du SMIC | 100 % du SMIC |
Deux précisions utiles. À partir de 21 ans, la rémunération se calcule sur le SMIC ou sur le salaire minimum conventionnel de l'emploi occupé s'il est plus favorable. Et le passage à une tranche d'âge supérieure prend effet le mois suivant l'anniversaire : un apprenti qui fête ses 18 ans en février voit sa rémunération réévaluée dès le mois de mars. De nombreuses conventions collectives prévoient par ailleurs des taux supérieurs au minimum légal.
Contrat de professionnalisation : les règles sont-elles les mêmes ?
Pour l'essentiel, oui. L'alternant en contrat de professionnalisation est également un salarié, titulaire d'un CDD ou d'un CDI, et relève donc du même régime de jours fériés : 1er mai chômé et payé, autres fériés selon la convention collective, maintien du salaire en cas de chômage du jour, absence de majoration légale hors 1er mai.
Le point commun le plus important reste l'âge : l'interdiction de travailler les jours fériés posée par l'article L3164-6 vise l'ensemble des jeunes travailleurs de moins de 18 ans, sans distinguer selon le type de contrat. Un alternant de 17 ans en contrat de professionnalisation bénéficie donc de la même protection qu'un apprenti du même âge, avec les mêmes dérogations sectorielles.
La différence principale se situe ailleurs : la grille de rémunération du contrat de professionnalisation est distincte de celle de l'apprentissage, et elle dépend à la fois de l'âge et du niveau de qualification. Elle n'a en revanche aucune incidence sur le traitement des jours fériés. Si vous travaillez à distance, les règles restent également identiques : voyez notre article sur le télétravail et les jours fériés.
Le saviez-vous ? L'apprenti bénéficie, en plus des cinq semaines de congés payés de droit commun, d'un congé supplémentaire de cinq jours ouvrables pour préparer ses examens, à prendre dans le mois qui précède les épreuves. Ce congé est rémunéré et s'ajoute aux droits habituels : il ne se confond ni avec les jours fériés, ni avec les périodes de CFA.
FAQ : questions fréquentes sur les jours fériés des apprentis
Un apprenti est-il payé les jours fériés ?
Oui, lorsque le jour férié est chômé dans l'entreprise. L'article L3133-3 garantit l'absence de perte de salaire dès trois mois d'ancienneté. Le pourcentage du SMIC prévu au contrat est versé en totalité, sans retenue ni récupération.
Un apprenti mineur peut-il travailler un jour férié ?
Non, en principe. L'article L3164-6 interdit d'employer un jeune de moins de 18 ans les jours de fête reconnus par la loi. Seuls les secteurs listés à l'article R3164-2 — hôtellerie-restauration, boulangerie-pâtisserie, boucherie-charcuterie, poissonnerie, fleuristes, spectacles, entre autres — peuvent y déroger.
Que se passe-t-il si un jour férié tombe un jour de CFA ?
Le cours est annulé et la journée est perdue. Aucun rattrapage ne peut être imposé, aucune retenue de salaire pratiquée, et l'employeur ne peut pas exiger une présence en entreprise à la place : le temps de formation est assimilé à du temps de travail effectif (article L6222-24).
Un apprenti travaille-t-il le 1er mai ?
Non, sauf dans les établissements qui ne peuvent pas interrompre leur activité. Le 1er mai est le seul jour obligatoirement chômé et payé. S'il est travaillé, le salarié majeur perçoit une indemnité égale à son salaire, soit une majoration de 100 %. L'apprenti mineur ne peut pas être employé ce jour-là hors secteurs dérogatoires.
L'apprenti doit-il effectuer la journée de solidarité ?
Oui, l'apprenti majeur y est soumis comme tout salarié : sept heures non rémunérées par an, à la date fixée par accord. Si cette date coïncide avec un jour férié et que l'apprenti a moins de 18 ans, il ne peut pas être appelé à travailler, sauf secteur dérogatoire.
Un jour férié pendant les congés payés est-il décompté ?
Non, dès lors qu'il est habituellement chômé dans l'entreprise. Il n'entame pas le solde de congés de l'apprenti, qui dispose des mêmes cinq semaines que les autres salariés, plus un congé examen.
Aller plus loin
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Article rédigé par la rédaction JoursFeries.fr — mis à jour le 1er septembre 2026. Sources : Code du travail, articles L3133-1 à L3133-6 (jours fériés, 1er mai, maintien de salaire), L3162-1 (durée du travail des jeunes), L3164-2 et L3164-6 à L3164-8 (repos et jours fériés des jeunes travailleurs), R3164-2 (secteurs dérogatoires), L6221-1, L6222-24 et suivants, L6222-26 (contrat d'apprentissage), D6222-26 (rémunération minimale de l'apprenti), loi n° 2004-626 du 30 juin 2004 et loi n° 2008-351 du 16 avril 2008 relatives à la journée de solidarité, fiches pratiques de service-public.fr. Les règles de chômage, de rémunération et de majoration des jours fériés dépendent de votre convention collective ou de votre accord d'entreprise : consultez-les, ainsi que votre CFA, avant toute démarche.